François-Xavier Demaison et Hugo Gélin


 

Présents au Cinéville de Lorient pour faire découvrir leur film aux lorientais, François-Xavier Demaison et Hugo Gélin ont accepté de répondre à nos questions. Une interview, une fois de plus, menée avec nos confrères du Télégramme, haaan la classe !

Découvrez également la critique du film ICI !

 

 

 

Speed : Dans le trio, ils sont différents en tout point, le seul point commun c'est elle, Charlie.

Hugo Gélin : Eux les premiers, ils se disent qu'ils n'ont rien à foutre ensemble et c'est ça qui est porteur de comédie. Mais elle les connait tellement bien qu'elle sait qu'il y a quelque chose qui va les réunir. Quelque part on peut dire qu'elle leur a fait une "sale blague" en disparaissant et au final c'est le plus beau cadeau qu'elle pourrait leur faire. Ils arrivent à l'oublier un moment dans le film, elle n'est plus là il n'y a que eux trois et c'est ça qui est beau chez elle, c'est une manière très généreuse de partir et eux au début il le prenne comme un truc reloud. Mais oui ils sont complètement différents, y a le grand brun tout frêle (Pierre Niney), le tatoué blond beau gosse (Nicolas Duvauchelle) et puis il y a l'autre (François-Xavier Demaison) euh ... le ptit gros. (rires)

François-Xavier Demaison : Oui une belle quarantaine, sportif, charismatique, très beau rôle, d'ailleurs il est évident que Mélanie a une attirance particulière pour le personnage et pour l'acteur que l'on a essayé de gérer plus ou moins bien. (rires)

 


 

Le road movie "Date Limite" a-t-il eu une influence sur l'écriture de votre film ?

HG : J'étais dans le financement de mon film quand il est sorti et donc je suis allé le voir tout de suite, je n'avais pas été super emballé par le script. J'ai eu la même réaction pour "Les Petits Mouchoirs" dans le sens où c'est un film "d'amis" avec un des plus gros casting de l'histoire du cinéma français réalisé par Guillaume Canet et après "Ne le dis à personne" donc j'avais un peu peur. Mais pour "Date Limite", il ne me reste pas grand chose du film, je ne m'en souviens pas.

Ça surfait pas mal sur le succès de Very Bad Trip

FX : De toutes façons dès que l'on voit Zack Galifianakis, on pense à ce film, mais c'est un bon acteur, et puis les ptits gros barbus j'ai une espèce d'affection. (rires)

Moi aussi (rires)

FX : C'est notre modèle, mais on est beaucoup plus beau que lui !

 

 

La présence de Jacques Frantz est due à sa voie j'imagine ?

FX : C'était mon voisin !

HG : C'est pas pour ça (rires)

 

Vous jouez le "fils" de Mel Gibson et Robert de Niro !

FX : Et la première fois qu'on l'entend, il est à la radio et on le voit pas.

HG : C'est ça le truc.

 

Votre personnage François-Xavier Demaison, n'apprécie pas la célébrité de son père ?

HG : Il le vit très mal.

 

 

Alors que tout le monde rêverait d'être le fils de De Niro ou de Mel Gibson.

FX : Le film de Mel Gibson ça doit être compliqué !

HG : C'est un type imposant, et c'était important pour le rôle qu'il puisse écraser son fils de sa culture, on comprend donc les blessures et les blocages de ce dernier. J'ai des déjà des personnages dans des films qui empêchaient leurs enfants de devenir artiste parce qu'il vaut être médecin ou dentiste ou avocat. Et ça marche dans l'autre sens, il y a un snobisme des artistes qui dénigrent : "il est boursicoteur, il fait juste de l'argent", cela n'a rien de noble pour son père. Je trouvais amusant d'inverser le phénomène. Et puis oui cette voix... magnifique !

FX : C'était mon voisin ... et il en est mort (rires)

HG : On a compris ! (rires)

 

Merci à vous et bonne continuation !