La planète des singes : Suprématie

Durée: 2h22min

 

Réalisateur: Matt Reeves

 

Nationalité: Américaine

 

Acteurs:

Andy Serkis (César)

Woody Harrelson (le Colonel)

Amiah Miller (Le petite fille)

 

Synopsis :

Depuis la trahison de Koba, le singes sont en guerre ouverte contre les humains pour protéger leur territoire. Le Colonel dirige ces derniers d'une main de fer et est bien décidé à anéantir tous les singes.

 

Critique :

Matt Reeves se retrouve pour la seconde fois aux commandes de la saga La planète des singes, après avoir déjà réalisé L'Affrontement . Ayant été à la tête de nombreux projets comme le célèbre Cloverfield, Matt Reeves nous a déjà montré tout l'étendu de son bagage de cinéaste, en variant les styles de réalisation. Après avoir, de plus, apprécié les deux premiers épisodes, nous nous attendions donc à un troisième volet réussi.

Côté scénario, nous pouvions nous attendre à une conclusion explosive avec une bataille finale. Cependant, le film nous surprend avec une histoire se penchant avant tout sur le développement de la personnalité des personnages. Toute la première partie du film prend la forme d'un voyage, où le personnage de César cherche jusqu'où il est prêt à aller pour le bien de son peuple. De nouvelles rencontres avec des personnages aux personnalités décalées par rapport aux protagonistes principaux seront faites, ce qui apporte un côté rafraîchissant à cette aventure. Le scénario surprend même dans sa conclusion, loin d'une fin manichéenne vue et revue dans les films américains.

En parlant des personnages, ces derniers n'ont rien de cliché également, du moins dans leur construction au fil du film. Nous pouvons citer l'exemple du Colonel qui fait figure de grand antagoniste de l'histoire. Son passé nous indique, au fur et à mesure, que même s'il paraît sadique et intransigeant, son point de vue se tient et peut paraître compréhensible. Même le personnage de César, protagoniste principal depuis le début de la trilogie, se voit entaché par un côté plus sombre qu'à son habitude. Dans cette œuvre rien n'est tout blanc ou tout noir, mais qu'une subtile nuance de gris.

Le côté scénaristique très prononcé se voit accompagné d'une mise en scène aux petits oignons. Les décors extérieurs sont époustouflants et rajoutent un côté épique au voyage. De même pour les musiques de Michael Giacchino qui sont entraînantes et accompagnent les péripéties avec brio, variant les genres, comme tribal.

Suprématie offre une très bonne conclusion à cette préquelle de La planète des singes (1968). Mêlant le grand spectacle aux sentiments, ce film nous rappelle que tous les êtres-vivants ont un cœur qui fait « boum-boum ».

 

Note : SSSSS

 

KénanPJ & Thomastochansa