Le BGG – Le bon gros géant

Durée : 1h57

Date de sortie : 20 Juillet 2016

Réalisateur : Steven Spielberg

Nationalités du film : Canadien, Britannique & Américain

Type de film : Comédie, Conte, Fantaisie, Famille, Aventure

Acteurs : BGG – Mark Rylance

                 Sophie – Ruby Barnhill

                 Le géant Avaleur de chair fraîche : Jemaine Clement

Adaptation : Le Bon Gros Géant de Raold Dahl

 

Synopsis :

Sophie, orpheline insomniaque, rêve de s'évader de l'univers plat et strict de son orphelinat. L'occasion se présente une nuit où elle se décide à jeter un œil par dessus le balcon de son dortoir, apercevant alors l'ombre d'un géant. Ce dernier, s'en apercevant, kidnappe la jeune fille et l'emmène dans une lointaine contrée inconnue de l'homme : Le pays des géants. Sophie se rend vite compte que le géant, nommé BGG, est bienveillant, ce qui n'est pas le cas de ses congénères. Ainsi, les deux héros devront faire face à la brutalité et la persécution qu'ils vont subir de la part des autres géants.

Critique :              

Steven Spielberg, le réalisateur américain, fait partie de ceux que l'on ne présente plus, avec une filmographie riche de genres, comportant des classiques tels que Les dents de la mer, E.T ou encore La liste de Schindler. Néanmoins, BGG ne se démarque pas parmi le panthéon de ses chefs-d’œuvre.

                On peut noter que le film, tout du moins en son début, est très immersif dans son univers fantastique et féerique, de par son imagerie et la bande-son de John Williams, non sans rappeler celles qu'il a composées pour les deux premiers volets de Harry Potter, mais qui, cependant, manque d'un certain dynamisme. La mise en scène est respectable, jouant sur la rapport de différence de taille entre Sophie et les géants. La magie opère et on se laisse entraîner dans cet univers atypique débordant de détails propres au monde des géants. L'humour est au rendez-vous, tantôt bon enfant, tantôt potache voire complètement burlesque, très anglais sur les bords. Le film fait preuve d'une certaine sensibilité mais qui, malheureusement, est légèrement effacée par le trait comique et candide de l’œuvre.

                Les acteurs, quant à eux, nous livrent une prestation convaincante, avec des géants aux expressions faciales très bien représentées par les effets de synthèse. Nous pouvons noter Ruby Barnhill qui accomplit son premier rôle au grand écran avec brio. Le doublage français est des plus corrects et s'accorde bien avec la narration. Nous pouvons saluer l'effort fait sur la traduction française, autant sur le dialecte original des géants, accentuant l'aspect comique du film, que sur la traduction des éléments manuscrits de l'image comme l'exemple des étiquettes sur les bocaux.

                Ombre au tableau, le scénario, bien mené durant la première heure, semble s'accélérer pendant la seconde. L'aspect féerique s'essouffle, remplacé par de l'humour loufoque, si bien qu'un long passage du film a l'aspect d'un sketch comique, avec des flatulences des plus gratuites. La conclusion, bien que sympathique, est un peu expédiée, nous laissant un arrière goût d'inachevé et une certaine frustration par rapport aux attentes du début. La fin farfelue fait augure de contraste par rapport à une introduction très prometteuse.

                L’œuvre BGG de Steven Spielberg est, certes appréciable, la mise en scène est travaillée, mais nécessite d'avoir conservé son âme d'enfant afin d'apprécier son plein potentiel, car nous sommes face à un film clairement orienté à un public en bas âge, fidèle à un conte pour enfant.

 

Note : SSSss

 

 

Kénan et Erwan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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