Les Indisciplinées 2011

 

 

Samedi soir, déferlait sur Lorient une vague d'électro partant de Cosmao du Manoir. C'est l'unique soirée qu'a pu suivre Speed Web cette année mais bon, cette soirée était déjà juste ENORME. Petite précision : l'auteure de cet article est l'inculte la plus absolue en matière de musique électronique, il faut donc ne pas le voir comme celui d'un expert en rythme, sets, CD version bêta cachée des Daft Punk mais comme celui d'une découverte. Indulgence exigée.

 

 

La soirée de concert a duré entre 21h00 et 6h00 du matin, soit presque 7 heures de concerts entrecoupés de pause de 20 minutes réservées aux balances et au repos tout relatif des tympans. Avec au départ des groupes plutôt tout publics comme Mc Luvin et Yuksek voir rock-­‐électro pour Housse de Racket puis de plus en plus électro pure et dure avec Goose, Toxic Avenger, Beataucue et[Trap]

 

 

Mais avant de vous raconter tous ces concerts, je me suis faufilée au milieu des non-­‐festivaliers, la sécurité et les bénévoles pour avoir leur point de vue de ce festival.

Pour commencer, les gentils messieurs de la sécurité m'ont expliqué le déroulement d'un tel rassemblement. Il faut d'abord savoir que c'est une société privée qui a l'habitude de s'occuper de festivals qui surveillait les joyeux fêtards.

Il suffit de 25 de ces spécialistes formés au secourisme et à la médiation pour encadrer les 1800 personnes prévues ! C'est un peu David qui ferait la nounou de Goliath et pour une raison simple, l'ambiance est en général bonne, il n'y a pas beaucoup de bagarres et presque 95% des problèmes se règlent avec la parole. D'où la formation à la médiation ! Il existe un diplôme qui en plus donne les clés de la réglementation et du secourisme. Par exemple, la fouille au corps est obligatoire pour un événement de plus de 300 personnes.

Mais si les messieurs et les madames en noir s'assurent de la sûreté de ceux qui organisent et de ceux qui font la fête, ils doivent aussi veiller à la sécurité, en cas d'incendie notamment. Même si, ils l'avouent eux même, ils sont plutôt là pour rassurer.

Juste avant l'arrivée massive du public, une bénévole m'a raconté l'organisation.

Déjà, une partie des bénévoles sont salariés, travaillant déjà au Manège ou pour la MAPL. Ce festival est l'occasion de travailler dans la bonne humeur, même si on ne connaît pas forcément les groupes programmés.

Tous les bénévoles changent de « poste » en tournant : une fois au bar,une fois au ménage, aider la sécurité ou encore s'occuper des artistes dont leurs loges et les repas. Heureusement, il semblerait que ceux-­‐ci ne soient pas trop exigeants ! Les grands organisateurs sont aussi un peu partout, pour que tout roule.

Le public dépends beaucoup de la programmation : si le vendredi était très trentenaire, le samedi a été définitivement sous le signe des lycéens et étudiants. Le prix de la place ne reste cependant pas négligeable : 22 euros pour quelqu'un qui n'a pas de salaire, ça peut rebuter. Pourtant un rapide calcul donne 2 euros 50 l'heure, bref c'était gagnant pour ceux qui y passaient la soirée mais pas pour ceux qui ne venaient que pour un artiste.

De ce côté-­‐ ci du bar, on loue aussi l’absence de problème bien que la Croix Rouge et la société de sécurité soient présents. A l'entrée il y avait quand même une distribution de bouchons pour oreilles, de préservatifs et d'éthylotests. Si les premiers se sont avérés indispensables vu le volume incroyable de la sono, les deuxièmes ont terminés en ballons lancés dans la foule... Une ambiance bon enfant, on vous dit...

Revenons à la soirée en elle-­‐même :

Commencée à 21h00 par Mc Luvin, on en a pris plein les yeux. Excepté le style très particulier du chanteur qui n'hésite pas à allier caleçon léopard et slim rouge qui ne cachait pas grand chose du premier, une rapide recherche me fait découvrir qu'il s'agit du duo de ce type un peu strange Gystere et avec un ex des groupes de hip-­‐hop Drixxxé. Sûrement... J'avouerais que je n'ai pas beaucoup vu le deuxième, les lumières semblaient axées sur Monsieur Tatouage (Les Beatles et Mickael Jackson côte à côte sur le bras droit...) Reste que la musiqe ne m'a pas marqué non plus, le genre qui passe à la radio et qu'on écoute plus par flemme de changer de station qu'autre chose.

Venaient ensuite Housse de Racket, groupe mythique pour la pub de KFC. Un petit groupe un peu inconnu quand même : normal, le groupe a était fondé en 2005 par deux musiciens occasionnels d'Air et de Phoenix. Reste que leur égo était beaucoup moins mis en avant sur scène mais la musique bien plus efficace. Moins d'effets,deux musiciens plus statiques mais la salle a bien plus bougée, emportée par le côté un peu sautillant de la musique. Mais bon, j'ai toujours préferé la pop à l'électro...

Suivis de Yuksek, le seul artiste que je connaissais plus ou moins de la programmation. Normal, c'est un des plus connus avec des remixs d'artistes allants de Gorillaz à Lady Gaga. Certainement l'un des plus attendus et il s'est révélé à la hauteur des espérances. Un pogo monstre a faillit me faire mourir pour la liberté de presse mais tout le monde dansait du début à la fin de chaque morceau. Même si c'était là aussi un DJ très statique, l'effet était monstre. Mention spéciale pour la batteuse, impressionnante de bout en bout. Un super artiste à découvrir donc.

Place maintenant aux noms barbares : Goose, accessoirement le nom d'un canard, groupe belge aux refrains plus qu'entêtants qui lui doit son succès à Coca-­‐Cola. « Can't Stop Me Now » a quand même la palme de la phrase que t'entends minimum 20 fois dans la chansonet qui est marqué de façon indélébile dans tes tympans. Le propre de l'électro semblerait-­‐il... Mais là encore un groupe, pas prise de tête et qui se donnait à fond.

Suivant : Toxic Avengers qui avaient sur scène en lettres rouges « TOXIC ANGST ». La signification du « ANGST » m'a échappé tout le concert mais mon ami Google m'a appris que cela signifiait « entre colère et peur » en allemand. Tout un programme donc... D'après moi, on est alors rentré dans la partie « bourrin » de l'électro de la soirée : je ne voyais pas quand se finissait le morceau pour commencer un autre, les boum-­‐boum de succédant à des rythmes plus ou moins espacés. Trop hardcore pour la partisante de rock que je suis.

Et dernier concert auquel j'ai assisté : Beataucue. Excepté le jeu de mot ultra recherché et subtil , prononcé par ceux qui avaient déjà un coup dans le nez c'était deux fois plus raffiné, se cache un duo de Caen abonné lui aussi aux remixs prestigieux et sur le point de partir pour une tournée au Japon. Toujours aussi paumée quant aux morceaux, aucun ne m'est resté en tête excepté un moment très « loup » avec des « Hahoooou, haaahouuuu » toutes les 2 secondes. Aucun commentaire.

Enfin, j'avoue ma très grande honte : je n'ai pas assisté au concert de [Trap]. Il était 4h00, je venais de sautiller en rythme durant presque 7h et la notion de électro-­‐metal-­‐hardcore m'ont fait préférer mon lit à toute cette agitation.

Il en reste néanmoins que cette sixième édition des Indisciplinées s'est révélée pleine de surprises, souvent agréables même pour la plus parfaite néophyte et que l'ambiance était franchement bonne voire démentielle. A refaire.