Vieilles Charrues 2017: le jeudi

Pour cette 26eme édition Speedweb est de retour avec une équipe de choc, composée de Mr G, Amandine et Maxime. La journée commence en pleine forme, après pas loin de 2 heures de queue afin de rentrer dans le camping…

Au programme de ce premier jour, les déjantés Deluxe, le techno-orchestre de Meute, Manu Chao et son nouveau projet “La Ventura” ou encore les somptueux Justice pour clôturer la journée.

 

Une fois les tentes plantées, direction le Village Presse. À peine arrivés, on croise PV Nova, auteur-compositeur-interprète et personnalité sur Internet. On en profite pour lui poser quelques questions pour savoir ce qu’il vient faire aux Vieilles Charrues.

Pourquoi est-ce que t’es là ?

Je suis venu sur les Vieilles Charrues pour bosser avec Deezer qui met en place une radio éphémère le temps de 3 festivals. On a fait Le Printemps de Bourges, Les Eurockéennes de Belfort et on finit avec Les Vieilles Charrues. On fait une émission en direct où on interview des artistes. Je suis avec Waxx et Charline Roux.

Tu es déjà venu aux Vieilles Charrues ?

Non, c’est la première fois ! J’ai hâte de voir ce que ça va donner, c’était le festival qui me manquait, et puis c’est le plus gros.

Quels noms t’intéressent dans la programmation ?

Déjà, je suis fan de Phoenix, donc je vais pas rater ça. Il y a aussi Lamomalie de -M-, je serai aussi assez curieux de voir Justice. Mais il y a aussi de plus petit groupes comme Talisco, The Inspector Cluzo, l’espèce de fanfare-techno de Meute. Enfin, il y a Arcade Fire !

Bien qu’on ai pu le voir sur scène à deux, Talisco c’est avant tout Jérôme Amandi et c’est seul qu'il s'est produit ce jeudi 13 juillet aux Vieilles Charrues. En conférence de presse il partage un peu plus avec nous. Jérôme Amandi, bordelais d'origine espagnol a toujours pratiqué la musique. Il clame avoir commencé à écrire à 13 ans avec une chanson Tangerine dont il a toujours une copie cassette s'il vous plaît. Dans cette chanson il racontait la vie peu rocambolesque d'une mandarine qui traînait dans la cuisine glauque de ses parents. Mais Jérôme Amandi n'a pas suivi sa passion au point d'en vivre depuis toujours. Il dit n'avoir pas voulu être le «saltimbanque» de la famille qui suit un chemin différent et a continué ses études. Avant Talisco il était donc dans la com’. D'ailleurs Talisco ce nom à l'origine mystérieuse en hommage à un défunt qui, dans son enfance, lui a été cher mais dont on se saura pas plus. Par superstition dit-il.

Pour Talisco la musique a donc commencé jeune et plutôt seul, enfermé dans son petit studio à enregistrer façon garage mais c'est quelque chose qui ne lui déplaisait pas. En effet pour lui la musique c’est personnel, c’est un lonely boy, monter sur scène a donc été un vrai défi, mais après près de 300 dates en 3 ans il a réussi à sortir de sa coquille “d’outsider” et dit lui même qu’il aime ça, elle permet de transmettre plus que le studio, de transmettre des émotions différentes. De plus, le public breton aide beaucoup selon lui, très festif et bienveillant.

Il partage sur ces voyages, Los Angeles, l’adorée, c’est très cliché selon lui mais pourtant son adoration pour la ville est profonde et réelle, comme David Lynch il y trouve une lumière particulière, la lumière d’un coucher de soleil en fin d’été, digne d’un filtre instagram. Bien sûr Los Angeles l’a influencé mais pas que, tous ses voyages ouvrent l’esprit selon lui.

C’est un artiste passionné qui a partagé quelques instants avec nous s’ouvrant sur sa musique, avec une sorte de fausse transparence qui questionne toutefois un peu son humilité.

Après ça, les enceintes de la scène Glenmor, la plus grande scène du site, commencent à trembler. Deluxe monte sur scène ! Avec leur costume uniques, et leur bonne ambiance, ils auront fait trembler tout le site du festival avec le déchaînement du public. À cela, on peut ajouter une superbe intervention de -M-, venu les rejoindre sur scène le temps d’une chanson, “Baby that’s you”, un featuring déjà présent sur leur dernier album.

 

 

Suite à leur concert, ils viennent nous rejoindre au village presse afin de réaliser une conférence de presse. Ainsi, on apprend que s’ils semblent si proche sur scène, c’est probablement car ils se connaissent pour certains depuis qu’ils sont très jeunes. Ils commencent ensuite à parler de leur nombreux concerts, qui sont une part importante de leur travail.

 

 

Pour commencer, leur costumes sont un élément central de leur show, et si on les voit au devant de la scène avec des tenues plus décalées que jamais, il faut savoir que ceux qui les entourent se prêtent également au jeu. Techniciens et même photographes sont aussi déguisés. Cela renforce plus que jamais cette impression de grande famille, comme une compagnie de cirque, que le groupe veut véhiculer. Mais si cela semble plaire énormément au public, ce ne semble pas être le cas de certains grands médias, qui les ont notamment, surnommé des “Spirous à Paillettes”, ceux à quoi le groupe répond que c’est un sacré surnom ! Enfin, le groupe conclut cette conférence en nous parlant d’un concert important qu’ils préparent, au Dôme de Marseille, en Novembre prochain. Au programme de ce concert, des tonnes d’intervenants, une scénographie plus folle que jamais, des dauphins et des orcs sur scène et bien plus encore. Si cette date est si importante, c’est car le groupe a décidé de faire une pause, afin de savoir dans quelle direction le groupe devrait aller, et si un nouvel album devrait voir le jour. C’est donc sous une note plus triste que se finit cette conférence, avec une annonce en demi-teinte d’une peut-être séparation. Mais cette annonce est vite oubliée quand le groupe nous explique leurs projets personnels en ce temps de pause, avec des révélations aussi barré que ce qu'a pu nous montrer Deluxe jusque là. D’un côté, Liliboy a décidé de faire une dolphinoplastie, une greffe de nageoir transversale. D’un autre bord, Pépé va monter un numéro à base de dressage de fourmis du monde entier, le tout dans une bouteille en verre.

Mais désormais, il est temps de profiter un peu du festival et de ces nombreux concerts. Pour commencer, direction la Gwernig pour le concert de Meute, cette fanfare aux aires électroniques. Et quelle découverte pour commencer cette soirée ! Malgré que les chansons de ce groupe nous soient inconnues, elle auront su nous faire bouger tout au long du concert, avec un jeu instoppable entre le public et les musiciens.

Après ça, direction le restaurant végétarien pour manger un sandwich aux falafels bien mérité !

Mais vite, on se dirige vers le concert d’Otzeki, un duo londonien, qu’on a rencontré un peu plus tôt dans la journée. Installés au 1er rang, le concert à su nous enivrer à travers des nuances d’electronic-dance-rock. De “Falling Out” jusqu’à “True Love”, le duo nous aura tenu en haleine. Seul petit point négatif : Si les basses bien lourdes sont désormais un classique de la musique électronique, peut-être étaient-elles, durant ce concert, un peu trop fortes. Il est sûr que cela nous aura fait vibrer au rythme de la musique, mais cette musique semblait finalement presque étouffé par ces basses si puissantes.

 

Enfin, la soirée se conclut en apothéose avec le concert de Justice, duo immanquable de la french-touch. Placés au 10ème rang, l’ambiance était bien évidemment au rendez-vous. Aucuns mots ne pourront définir la scénographie qu’a développé le duo pour cette nouvelle tournée. Entre les panneaux led au plafond pouvant se descendre, s’incliner ou se tourner afin d’être remplacés par des miroirs, et les très nombreux amplis superposés sur toute la longueur de la scène accompagnés d’autre panneaux led, cette scène se dévoile ainsi comme un écran géant. Le duo nous aura fait rentrer dans un état dans un état d’euphorie tout au long de ses 1H15 de concert. Quant au setlist, il fut d’une qualité tout aussi exceptionnelle, dès son début avec Safe And Sound mélangé à D.A.N.C.E, en passant par Love S.O.S, bien meilleur que dans sa version studio, en comptant également le claustrophobique Stress, jusqu’au final Audio, Video, Disco…

Aussi épuisante que passionnante, cette 1ère journée se termine ainsi ! Désormais, direction le camping, à la recherche de quelques heures de sommeil avant que le second jour de festival ne commence...

Maxime

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