Le punk de retour à Lorient ?

 Ce samedi 3 mars a eu lieu la fameuse soirée du punk à l’espace Cosmao Dumanoir à Lorient. En voici le compte-rendu avec un avis purement subjectif.

 

La soirée commence donc par le groupe brestois, Working Class Zero, composé de papys sortis tout droit d'un film Mad Max de série B. Pas grand-chose à commenter sur cette piètre performance mis à part l'incroyable exploit de prétendre faire plusieurs chansons alors qu'elles sont toutes identiques. Donc chapeau !

 

Passons plutôt directement au concert des Tagada Jones et malheureusement il n'y a, encore une fois, que très peu de contenu. Se limitant à crier dans un micro « OUÉÉÉ RÉVOLUTION » entre chaque chanson et finir torse nu sur scène, les messages politiques ou sociétales ne finissent que par en être ridicules. La musique et le chant ne sont qu'un flot excessif de bruits insipides.

  

Les Ramoneurs de Menhirs clôturent ainsi la soirée avec quelques chansons qui ont réussi à être agréables. Toutefois, cela n'est pas suffisant parce que parmi ces chansons se trouvent une reprise de « Porcherie » des Béruriers Noirs et le célèbre chant de révolte italien de la seconde guerre mondiale « Bella Ciao ». La venue du bagad de Quimperlé sur scène était assez sympathique mais rien de bien transcendant. Évidemment, on retrouve les cris de haine entre chaque morceau tel que le fameux « VIVE LA BRETAGNE LIBRE » et j'en passe des meilleurs...

  

Ce qui est dommage en soit dans ce concert n'est pas simplement la musique, c'est plutôt de voir que des personnes se bloquent sur une certaine période musicale, en l’occurrence le punk. Bien sur qu’il a été une période incroyable de la musique qui a inspiré une génération toute entière mais, maintenant, le monde a changé et la musique a évolué. Avoir des schtroumpfs grognons vieillards véhiculant des messages sans fond en les beuglant comme des animaux, c'est laid et ennuyant. Ce qu'ils disent est vrai, les injustices et les discriminations sont encore et toujours présentes, mais la façon de le faire comprendre n'est pas bonne. Cela ressemble étrangement à ce que l'on peut voir durant des concerts de reggae par exemple. Ces punks sont, pour ainsi dire, des Amadou et Mariam vêtus de cuir et ayant des coupes capillaires extravagantes ; pleins de bonnes attentions mais insuffisants où l’on ne peut que rire jaune face à tant de niaiseries.

   

Il est triste de voir que ces groupes sont capables de rameuter autant de monde pour un contenu aussi fade. Le plus difficile est finalement de trouver de l'intérêt. Ce n'est ni drôle, ni entraînant, ni réellement engagé, ni quoi que ce soit. Le public veut juste des cris... Et ils en donnent. Ça ne vole pas plus haut et c’est bien dommage.

Ainsi, il va falloir sortir des années 80 pour les plus anciens, et arrêter d'essayer de se donner un style pour les plus jeunes. Il faut évoluer avec son temps, sans pour autant délaisser le passé bien sûr. Il faut se rendre compte quand quelque chose est mauvais, même si cela nous tient à cœur, et là ça l'est.

Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Léo.E

et Manon pour les photos