Interview de Rouge Gorge

Rencontre avec le chanteur Robin Poligné, connu sous le pseudonyme « Rouge Gorge « .

Tranquillement installées dans des fauteuils d'une des pièces du Manège à Lorient, nous avons posé quelques questions au timide jeune homme.

 

 

Pourquoi Rouge-gorge ?

- En fait je m’appelle Robin et c’est juste un jeu sur la traduction de « rouge-gorge » en anglais.

 

Qu’est-ce-qui t’a poussé à faire de la musique ?

- J’ai toujours bien aimé ça, quand j’étais petit je faisais du chant, quand on me demandait « tu veux faire quoi dans la vie ? » je répondais directement « chanteur » !

 

Comment définirais-tu ta musique ?

- C’est une question difficile… Disons que je mets plein d’influences à l’intérieur, qui sont liées à ce que j’écoute et qui sont assez variées, qui peuvent aller vers des trucs un peu mainstream et des artistes peu connus, et en mélangeant tout ça je me doute bien que le public va aller voire plutôt tels ou tels styles et je me rends bien compte avec les retours que j’ai sur ma musique que certains trouvent un morceau plus influencé par telles choses et pour d’autres par d’autres styles… Je pense que c’est difficile à définir parce que c’est un mélange de plein de choses, il y a beaucoup d’influences et c’est même pas conscient. Simplement c’est de la synth-pop, avec des accents peut-être plus coldwave mais c’est pas non plus exactement ça.

Tu joues seul, y a-t-il des artistes avec qui tu aimerais travailler ?

- Je joue déjà dans d’autres groupes, un qui s’appelle Condor, c’est de la musique un peu club mais jouée en direct avec des instruments genre une basse etc. On est quatre ou cinq, ça dépend, chacun a des pratiques artistiques à côté donc ça dépend des disponibilités de chacun, c’est un peu à géométrie variable. J’ai un autre groupe, un trio qui s’appelle La Honte et qui ressemblerait dans l’idée à quelque chose d’assez minimaliste comme ce que je fais seul mais là on est trois avec ds instruments, il y a une guitare, un chanteur et moi je suis au clavier. Je viens de bouger sur Bruxelles et là bas ça bouge pas mal au niveau culturel, musique etc, j’avais déjà croisé des gens en concerts et être dans la même ville ça facilite les échanges et la réalisation de projets. D’ailleurs c’est une très belle ville !

 

Tu comptes continuer dans la musique ou tu as d’autres projets ?

- Oui aux deux questions, je compte continuer, j’ai de plus en plus de projets et en même temps je me vois pas trop faire autre chose en ce moment. Je trouve que je suis plutôt dans la bonne direction avec ce que je fais et je suis à un bon rythme du coup je vais rester la-dedans pour l’instant. En plus j’ai pas envie de faire une carrière explosive d’un coup et que ça s’arrête juste après alors que j’ai envie que ça soit ma vie.

 

C’est quoi ton meilleur souvenir de concert ?

- C’est peut-être pas le meilleur mais c’est un bon souvenir, c’est assez vieux : c’est au début quand j’ai commencé à faire des concerts, j’avais une bande de potes à Brest qui jouaient déjà depuis quelques temps et je trouvais ça génial. Ils jouaient dans un petit bar et la patronne avec un fort caractère, un charisme mais c’était super drôle. Les concerts étaient dans une petite salle assez délabrée qui servait à jouer aux quilles bretonnes. Il y avait tous les brestois, tous les fêtards, et le public interpellait les musiciens entre ou pendant les morceaux, c’était très chaleureux. J’étais content que ma musique plaise. C’est des bons souvenirs et des belles fêtes aussi.

 

Viens l’heure du concert, le silence se fait dans la salle, Rouge gorge monte sur scène et là.. le choc. L’étonnante voix presque lyrique de Robin, accompagnée d’un synthé aux sonorités d’orgue et d’un petit livre de notes, rappelant presque une bible, se fait entendre. Nous sommes restées stupéfaites du contraste, difficile de croire que celui qui se tenait devant nous était la même personne que celle rencontrée quelques heures plus tôt. 

 Lilah et Koupaïa