Last Train à l'Hydrophone

Si il y a bien un groupe de rock français que l'on apprécie en ce moment, c’est bien Last Train !

Habitué à jouer live, avec plus de 250 concerts entre 2015 et 2017, le groupe nous revient cette année avec leur nouvel album “The Big Picture”, encensé par la critique.

Kenan et Clémence les ont rencontré pour Speedweb, juste avant de monter sur la scène de l'Hydrophone !

 

Vous vous connaissez depuis vos 12 ans. Est-ce que la musique a changé votre amitié?

La musique a créé notre amitié ! Dès qu’on s’est connu, on a fait de la musique ensemble. Ça a toujours été le fil rouge de notre amitié donc ça ne l’a pas modifiée : ça l’a créée !

Des fois, on essaye de faire d’autre choses mais ça marche moins bien… du squash par exemple, du foot mais Julien m’a pété les dents, de la rando aussi… on a fait nimp’ ! Tout ça pour dire que c’est la musique notre truc !

 

Vous avez commencé à devenir plus célèbre avec le Printemps de Bourges, c’est ça?

On ne va pas dire qu’on est devenu célèbre non plus, mais on a commencé vraiment à mettre la musique au centre de notre vie il y a 5 ans, en 2014. C’est-à-dire tout faire pour jouer un maximum partout et tout le temps, faire ça de notre vie. 

Ça s'est accéléré avec Bourges mais dans le même mois on a fait une tournée en France avec 23 dates, donc on commençait à se faire connaître un peu partout en France. On a une progression constante, on n’a pas de gros pic comme a eu Thérapie Taxi qui se sont fait connaître en très peu de temps.

 

Il paraît que vous êtes des bêtes de scène, mais vous avez de l'appréhension avant de vous retrouver face au public?

La tournée vient de reprendre donc on flippe un peu parce qu’il y a de nouveau morceaux, de nouveaux enchaînements, etc… Ce qui est bien quand tu fais beaucoup de concerts, c’est qu’il y a un moment où tu ne réfléchis plus. Là, on est dans une phase où on redécouvre et où on réfléchit un peu à tout… mais d’ici 2 ou 3 shows, on devrait être bon !

 

Vous avez une petite anecdote de votre tournée à nous raconter?

Alors, des anecdotes : on en a un petit paquet ! Donne-nous une ville de France au hasard et on t’en trouve une.

 

Rennes?

Un soir, j’ai quitté les autres vers 2h du matin. Là il est 5h et je me dis : “Ouais, il faut que j’aille me coucher : on part dans une heure.”. Et là, en plein milieu d’une place déserte, je vois un pauvre mec : c'était Julien ! Et du coup, on arrive au van et on voit les trois autres qui dormaient dedans. On avait un hébergement à la base…

Mais ça ne se passe pas tout le temps comme ça... Plus on avance, plus les shows sont longs et plus on a d’implication et de dévouement envers le show donc on se responsabilise parce que les tournées : c’est très intense… Et c’est super important de garder un rythme. On n’est pas au point d’aller faire du sport le matin au réveil mais l’idée c’est de ne pas être mort non plus et d'être bien en concert. C’est important de pouvoir donner le maximum sur scène.

 

Vous avez enregistré votre dernier album en Norvège. Pourquoi?

On ne voulait pas enregistrer au même endroit que pour le premier album et on voulait avoir plus d’espace parce qu’on joue tous en même temps et qu’on avait eu des problèmes de batterie qui partait dans d’autre micros, etc. Donc, on nous a montré plusieurs studios et puis, on nous montré celui-là, en Norvège qui était super beau et limite moins chère que d’autres studios qu’on nous avait montré avant. C’est une grande baraque avec une grande salle de prise de son, des chambres au-dessus, une cuisine… Et c’est au bord de la mer ! et des toilettes…

 

Vous avez créé un festival ; la Messe de Minuit. Comment vous est venue l’idée?

On a monté une boîte de production. On est producteur de tournées pour une quinzaine de groupe, et donc on produit des concerts depuis peu qui s'appellent les Messes et servent de fil conducteur pour un événement majeur qui est la Messe de Minuit. C’est une nouvelle activité qu’on fait parce que, jusqu’ici, on a produit des disques, des clips, des tournées… L’idée du festival, c’est quelque chose qu’on anticipait depuis quelques années mais on n’avait pas encore les outils pour le faire donc on a appris à le faire durant ces dernières années et on a regroupé plein d’artiste qu’on aime, qu’on écoute, qu’on croise sur la route, qui représente à nos yeux le rock “nouvelle génération”… 

 

Kenan et Clémence (photo Mr G)