Saro, ne se loop pas!

Saro est un musicien de 26 ans et depuis 10 ans, il est accompagné de sa loopstation et fait du beatbox. Il nous parle de ses influences, de sa découverte du beatbox et surtout de ses sensations pour sa première aux Vieilles Charrues!

 

SW: Quel a été ton déclic pour débuter dans le beatbox ?
Saro: j'ai commencé la musique à 6 ans, mes parents voulaient qu'avec mes soeurs on fasse de la musique. Du coup, moi je me suis inscrit à des cours de batterie à l'âge de 6 ans. J'ai fais une dizaine d'années de batterie, j'ai toujours fait de la musique dans ma vie donc je sais pas vraiment comment j'en suis arrivé à faire du beatbox. Je suis né dans la musique.
 
SW: Comment as-tu appris le beatbox ? 
Saro : j'ai appris le beatbox tout seul. J'ai commencé y'a 10 ans et à l'époque le beatbox n'était pas une discipline très reconnue. On ne trouvait pas de tutoriels sur YouTube, pas aussi facilement qu'aujourd'hui. Quand j'ai découvert la discipline lors d'un concert, j'ai été voir le mec qui faisait de le beatbox pour lui demander quelque petite base et je me suis débrouillé, je suis allé dans des battles où tu rencontres des gens et de part ses échanges, ça a vraiment démarré.
 
SW: Pensais-tu arriver ici au début de ta carrière? Notamment passer au Festival des vieilles charrues
Saro : Bah non jamais, je sais même pas si il y a un artiste qui se dit un jour "tiens, je fais de la musique et je vais faire les vieilles charrues...", je pense pas que ça existe. Moi ça fait 1 an et demi que j'ai commencé ce projet, je ne me suis jamais dit "l'année prochaine, je vais faire ça et faire des festivals", c'est juste incroyable.
 
SW: Quelles sont tes influences musicales ?
Saro: mon idole c'est Michael Jackson, je pense que c'est la base de mon influence. Après, j'ai aussi des influences hip-hop, électro... Je pioche dans plein de trucs différents.

 

SW: Quel a été ton sentiment lors de ton 1er concert ?
Alors, je pense que j'avais 17 ou 18 ans, déjà 11 ans maintenant. J'avais envie de vomir, j'étais très stressé, je ne me sentais pas très bien, c'était le premier, je ne pense pas avoir fait un très bon concert, le 1er c'est jamais le meilleur.
 
SW: Comment t'es venu l'idée d'utiliser la loopsation? Et comment ça fonctionne ?
Saro : Quand j'ai commencé le beatbox, j'ai beaucoup travaillé sans machine, tout seul pour bien maîtriser la discipline. Je trouvais que le beatbox solo manquait de musique, donc je me suis dirigé vers la loopstation. Pour le fonctionnement, c'est que j'enregistre avec un micro des bruits et après ces sons forment une boucle que j'enregistre et je continue, boucle par boucle, je peux modifier ensuite.
 
SW: Combien de temps faut-il pour réaliser un morceau, comment composez-vous ?
Saro : Ça c'est vachement différent, mes meilleurs morceaux je pense, sont créés en 1 jour parce que ça vient tout seul et après ça peut varier de 1 mois à 3 mois.
 
SW: Pour finir ton concert aux Vieilles Charrues comment l'as-tu vécu ?
Saro : Bah incroyable, je ne m'attendais pas forcément à jouer devant un public de fou! Ce partage de ouf, moi je fais de la musique pour donner du smile aux gens, pour qu'ils dansent et ce partage là, je l'ai ressenti hier quand j'ai joué, c'était un truc de dingue.
 

 Loeiza et Naig