Oxmo Puccino


 

 

 

Oxmo Puccino, ce roi des mots avec qui l'interview prend la forme d'une discussion et d'échanges d'avis sur le Rap. Il nous raconte son parcours, de ses débuts à "L'arme de paix" (son dernier album), avec toujours cette même simplicité, ce qui fait la controverse du personnage...

 

­Oxmo Puccino bonjour, nous avons une question qui doit vous énerver depuis le temps ! (Impossible nous dit‐il, vu le temps d'aujourd'hui !) D'où vient votre nom de scène ?  


C'est graphiquement, je dessinais beaucoup avant de commencer à rapper et donc je voulais un nom très graphique, Original et inattendu. J'ai donc utilisé des lettres bâtons comme le X et le M et les deux O en extrémité qui donne l'impression d'une bicyclette. J'aimais beaucoup ça et donc ça à donné OXMO. Mon site étant porté sur l'art graphique j'avais en effet certaines exigences. 



Autre Surnom pour vous : "Black Jacques Brel". C'est très flatteur. Comment avez-­vous réagi quand on vous l'a donné ? 
 

Je l'avais utilisé de moi-­même il y a de cela 10 ans, comme beaucoup d'autres surnoms et c'est revenu à la surface maintenant. Un surnom de plus ne me dérangeait pas, d'autant plus que celui là est très joli. De plus c'est un beau compliment ! Les artistes Hip‐hop pour moi sont des héritiers directs de ces gens là. De la période des années 60's jusqu'au milieu des années 80, la chanson française a perdu de son intensité, de sa densité. Lorsque le Hip­‐Hop est arrivé il y a eu reconnaissance direct, on retrouve ce coté très porté sur les paroles.
 

Vous avez commencez à rapper à quel âge ? 

J'ai commencé à écouter du rap à 13 ans et j'ai commencé à rapper à l'âge de 20 ans.  Mon premier groupe avec le quel j'ai rappé était D.Abuz System. Ils m'ont préparé en quelques sortes à ce qui allait m'arriver par la suite. 

Qu'est‐ce qui vous a donné envie de faire du Rap… 

La passion ! La passion parce que j'en avais envie déjà et puis l'accessibilité du Rap. Je ne me voyais pas faire du Rock ou du Jazz. Et c'était la musique la plus facile à rapporter ; il suffisait de textes magnétiques et d'une beat-box. Avec cette passion toutes les rencontres furent des guides et des points de passages déterminants pour la suite. 


Entre la rencontre scènique et la création vous préférez quoi ?

La rencontre scénique ! La scène c'est la récompense du studio. Le studio on n'apprécie pas forcément parce qu'on est enfermé avec le stress. Beaucoup de raisons et d'anxiétés qui sont justifiées par ce qu'on projette sur scène.


Vous en êtes à 5 albums, des "mixtape". Tout cela après le premier, Opéra Puccino, l'aventure continue. Point d'orgue : "Lipopette Bar", album paru chez le célèbre label "blue note"…
 

J'étais dans la même Major que Blue Note et donc nous avions accès aux personnes travaillant sur Blue note. Par des conseils d'amis, on s'est retrouvés chez Blue note pour un album Jazz. Et quant à la question d'un rappeur qui se retrouve chez Blue Note, cette question ne se poserait pas si on assimilait le rappeur à un "artiste".
Concrètement cela m'a apporté beaucoup de confort technique, notamment sur scène. Certains avaient justement pensé que j'avais changé de bord, mais là sur "L'arme de paix" tout mon public se retrouve. Et puis c’est avec les instruments qu'il y a des vibrations, donc un ou plusieurs instruments, le plus important c'est la vibration ! 

 

Au Solidays vous avez fait un hommage à Michaël Jackson (décédé le 26 juin, ndlr)
 

Oui… C'est tout un pan de la musique qui s'en va, personnifier, autour d'une personne. Il est un symbole aussi car c'est la première méga star noire du siècle. Il ne faut oublier le bouleversement qu'il a apporté dans la musique pop. Il y a des artistes qui pour moi sortent d'une machine à remonter le temps, il y a eu Léonard de Vinci, Picasso, Mozart, et lui, MJ en fait partie…
 

Un coup de cœur actuellement  qu'on ne connaît pas ? 
 

La chanson du dimanche ! Ha.. Tout le monde connaît ? (rire). Sinon Sixsun ! Avec Michel Alibo et Paco Sery collectif !