Casseurs Flowters

Casseurs Flowters, une sorte de mélange entre les méchants de "Maman, j'ai raté l'avion" et les "Castors allumés" !

 

Le duo s'est créé en 2001, d'un côté Orelsan, deux victoires de la musique à son actif, de l'autre Gringe, moins connu, mais tout aussi talentueux.

 

Comment on se sent avant de monter sur scène ? On flotte ou on stress.

Orelsan : On stresse plutôt, en général si tu stresses pas c'est mauvais signe, en fait ça dépend des concerts. Parfois il te prend quand tu arrives sur scène, d'autres fois quand tu regardes les autres groupes jouer.

Gringe : Là on a plus envie de dormir (rires)

Vous avez joué une date récemment ?

Gringe : Oui, hier à Spa en Belgique. C'est le cinquième concert que l'on fait en configuration "Casseurs Flowters". On ne l'a pas encore bien dans les jambes, on se rôde petit à petit et on est à chaque fois plus impatient de monter sur scène.

"Pas encore rôdé?" Vous parlez d'un setlist inhabituel, la façon de se positionner sur scène ?

O : Un peu tout ça, oui. On a des trucs en tête, mais entre ce que tu penses qui va marcher et ce qui marche vraiment, il y a une grande différence. Et puis au gré des concerts, on sent les passages qui flottent un peu, qui rendent bien ou pas. En général un concert est rôdé au bout de 20 dates.

C'était aussi une envie de défendre votre album ?

G : On avait choisi de faire des boites de nuit pour défendre l'album, parce qu'Orelsan avait beaucoup tourné en salles et pour renouveler le public, on s'est dit que les boites de nuit correspondaient à l'univers de l'album. On n'avait pas du tout l'intention de faire des festivals, mais on a tout de même construit et écrit un show, on est accompagné de DJ Pone qui est un très bon DJ et qui ramène vraiment beaucoup d'énergie sur le show.

C'est Skread qui écrit la plupart des instrus, y a-t-il des indications. Vous écrivez les textes et vous lui confiez la musique ou l'inverse ?

O : Il n'y a pas de règles, parfois on a une chanson, on lui demande une instru, parfois il a une idée d'instru et on lui confie notre texte. Il y a trois chansons qui avaient la même instru, mais ça n'allait pas dont on changeait : sur l'instru de "Fais les backs", on avait écrit "Stupide" et "Dans la place pour être".

Il y a Disiz aussi qui sera programme, vous le connaissez bien, un mot sur lui ?

G : On commence à bien le connaître, Orelsan a collaboré avec lui, c'est un mec qu'on écoutait au début de notre carrière, il fait partie des artistes dont on a suivi toute la carrière, c'est un touche-à-tout et qui a du talent !

O : J'ai fait une chanson avec lui sur son avant-dernier album, sur la tournée du Chant des Sirènes, on était accompagnés par un groupe de musiciens étaient de la bande à Disiz, en l'occurrence Manu le batteur. Et Disiz nous en a emprunté un pour cette tournée, Dany Synthé au clavier?

Enviez-vous cette qualité de touche-à-tout ou la priorité, c'est le groupe ?

G : Il y a une mentalité en France qui tend à dire que les artistes doivent rester cantonnés à ce qu'ils savent faire. N'importe qui peut être pluridisciplinaire tant que c'est bien fait, du moment que l'on ne s'éparpille pas. Sur l'extension de l'album, on a des envies de cinéma, de comédies musicales. Orelsan est trop modeste pour le dire, mais les 3/4 des clips sont réalisés par lui-même. 

O : La moitié seulement !

G : Sur l'album, l'autre moitié est réalisé par David Tomaszewski qui a beaucoup travaillé avec Orelsan, mais "Change de pote" est une réalisation d'Orelsan par exemple.

Un mot sur les intermittents, on les a reçus. Vous avez prévu de faire quelques choses sur scène ? Peut-être que vous-mêmes êtes intermittents ?

O : On n'a pas réussi à s'inscrire. (rires)

G : On s'est fait radier à chaque fois. Nous ne sommes pas des gens de papier, ce qui est honteux (rires)

Vous avez une attente particulière par rapport au concert de tout à l'heure ?

G : Nous serons dans le même état d'esprit, nous donner au maximum ! Ce qui nous emmerde, c'est d'être programmé en même temps que Elton John, parce que je voulais le voir.

O : Sinon nous, on court beaucoup sur la scène, on traverse, on fait sauter les gens, on fait les foufous. Et c'est vrai qu'au bout d'un moment avec la chaleur, on commence à avoir une voix super rauque à la K. Maro.