Daniel Darc, un tatoué aux Indisciplinées

 

Daniel Darc, l’artiste français tatoué, ancien leader de Taxi Girl (‘Cherchez le garçon’), nous a accordé une courte interview jeudi soir à l’occasion des Indisciplinées. Une grande première pour cette édition qui s’est déroulée au grand théâtre de Lorient au coté de Lambchop. A l’apparence très rock et dure Daniel Darc est un chanteur français aux mélodies douces.

Voici l’interview réalisée par Azilis et Anthony

 

Vous avez sorti votre album «  la taille de mon âme » il y a un an, combien de dates vous reste-il pour la tournée de l’album ?

A vrai dire je ne sais pas du tout, je fais des dates quand on me dit qu’il y a un concert et je suis content. En novembre il me semble qu’il y a beaucoup de dates de prévues.

 

 

Partez-vous sur un autre album ensuite ? 

Je suis actuellement en train d’enregistrer un album en ce moment. Dans quel style, je ne sais pas vraiment. C’est toujours dur de dire dans quel style on se trouve. C’est un album conçu avec le musicien Laurent Marimbert comme le dernier album.

 

On dit souvent que vous êtes inspiré de Gainsbourg, qu’est ce qui vous plait chez lui, qu’est ce que vous aimez dans sa musique ?

Je pense que c’est un des seuls qui a réussi à faire sonner la langue française de façon rock. Mais je ne suis pas obsédé pour autant par Gainsbourg. J’aime Charles Trenet, Nino Ferrer quand il n’est pas trop politique, Brel et Brassens ils me font chier, je n’aime pas du tout ; « Ne me quitte pas » est une des pires chansons jamais écrites. Mais c’est comme la littérature, Chateaubriand est un grand écrivain mais je n’aime pas ces textes, les ‘coups et les douleurs’ ça ne se discute pas.

 

 

Qu’est ce qui est différent entre l’ambiance d’un festival et un concert donné pour vous ? Qu’est ce que vous préférez ?

Les festivals, il y a un truc que j’aime bien c’est qu’il faut assurer vraiment car les gens ne viennent pas spécialement pour vous et que si ça les emm…, ils se cassent. Alors que quand tu vas vraiment voir quelqu’un en concert forcement tu restes donc j’aime bien. Par contre ce que je n’aime pas dans les festivals c’est qu’on joue le jour, et que j’ai du mal avec le jour.

 

Des amis ont cru vous apercevoir au Helfest cet été ( Aurélia et Ludo ) Quels groupes êtes vous allé voir ?

J’étais venu voir Blue Oyster Cult et surtout Hank3 ( le petit-fils de Hank Williams ). J’aime bien ce festival, car personne ne me fait chier, personne ne me reconnaît. Je me sens bien dans ce milieu, et j’étais content de voir Mötley Crüe.

 

 

 

En trois mots comment définiriez-vous votre carrière ?

En trois mots ? Ma carrière ? Accidentelle ? Non je ne sais pas ; en trois mots ‘je’ ‘sais’ ‘pas’. Je savais que je ne ferais rien d’autre de ma vie, j’ai travaillé pour m’acheter une guitare et c’est là que je me suis dit que jamais je ne travaillerai. Je voulais être écrivain je n’ai pas assuré, je n’ai jamais fait de roman et j’ai fait des chansons. Je savais que je n’étais pas fait pour une vie avec 8 heures de travail par jour. Maintenant ce que je fais de mes journées c’est jouer chanter écrire, c’est ce que j’aime, je suis fait pour ça, le reste je n’en veux pas.

 

En 2005 vous avez été récompensé d’une victoire de la musique catégorie révélation, ça vous a fait quoi ?

C’était marrant, je ne pensais pas recevoir de prix encore moins révélation c’est sûr, mais j’ai trouvé ça marrant ; j’étais surpris.

 

Vos projets ?

Rester en vie le plus longtemps possible.

 

 

Avec les photos de Benoit Fumery