Juliette et nos deux licornes !

Juliette était de passage aux Arcs, bien sûr, l'équipe de Speed était dans les starting block. Après un premier refus de la prod, on nous demande de faire l'interview par téléphone, dommage non ? Elle est à 5 mètres du Pôle Jeunesse, alors on insiste et on explique vraiment plus en profondeur notre projet et là... Réponse positive, pour le plus grand bonheur de Maela et Anaël.

 

Speed : Alors vous revoilà sur la scène des Arcs, pour présenter votre album "Nour", vous en gardez un souvenir particulier ?

Juliette : bah je me souvient surtout que on était sur la fin de tournée et que ce soir aussi on fait la dernière donc ça va être un peu festif ! Et l'accueil était très sympathique et j'en ai gardé de bons souvenirs et notamment de Rose qui fait la cuisine ! Tout le monde connaît Rose dans la France entière !

 

S: Votre chanson intitulée Nour parle du droit de décider de sa mort, comment vous est venu à l'esprit cette thématique pour cette chanson ?

J: Alors au début ce n'était pas forcément un sujet que j'avais envie d'aborder dans une chanson, mais Mélanchon pendant la campagne présidentielle, Jean-Luc Mélanchon, à qui on a posé la question, si en tant qu' homme politique il défendait ce droit de mourir dans la dignité, il avait dit :

« Je veux avoir le droit d'éteindre moi même la lumière ».  Et j'ai trouvé que c'était une très belle phrase qui voulait dire ce qu'elle voulait dire;et surtout, qui avait l'élégance d'une phrase de chanson, une phrase poétique donc c'est en fait plus parce que j'ai entendue cette phrase que je me suis dit que ça valait le coup de s'en servir. Mais surtout de dessiner un parcours de vie comparé à une lumière, donc c'est une longue métaphore par rapport à la lumière et donc la chanson était toute tracée !

 

S :Vous avez un style musical très varié, comme on a pu le constater avec votre album en espagnol , est ce cela qui vous plaît dans le métier de chanteuse ?

: Bah c'est surtout dans le métier de musicienne que cela me plaît, après c'est agréable aussi de chanter des choses différentes, de ne pas être toujours dans le même style mais moi c'est ma passion de musicienne qui parle surtout puisque je compose la plupart des musiques de mes chansons. Et puis mes goûts musicaux sont très éclectiques, je n'aime pas un seul style de musique, je ne suis pas fan d'un seul style de musique au point d'oublier tout ce qu'il y a autour. Et surtout puisque j'aime la musique j'ai la curiosité d'aller voir d'autres styles de musique, tout ce qui ce fait aujourd'hui je vais aller l'écouter, tout ne me plaît pas mais je vais tout écouter, je vais m'intéresser à des choses comme ça parce je trouve que la musique c'est un grand truc général moi je n'aime pas pas fait de dire ma musique ou la musique d'un tel. Après il y a des choses que l'on aime plus que d'autres mais ce n'est pas forcément fermé à un seul style de musique. Pour ce qui me concerne en tout cas.

 

: Comment vous présenteriez votre album et votre univers à des jeunes qui n'écoutent pas forcément ce style de musique ?

J : Alors c'est un peu compliqué parce que le style de musique en question, fait aussi l'objet d'une curiosité, c'est-à-dire que évidement ce n'est pas dans le son de l'époque, on ait pas sur des compression de son énormes et d' éléctro. Nous on travaille en acoustique, enfin jusqu'à preuve du contraire je travaille en acoustique,  peut-être un jour je ferais de l'éléctro, d'ailleurs personne ne me dit que je n'ai pas le droit d'en faire ! Après je pense que de toute façon si on aime vraiment la musique il faut avoir la curiosité d'aller écouter d'autre choses et s' avoir d'où la musique d'aujourd'hui vient.

S : Y a-t-il un artiste qui vous particulièrement inspiré ?

J : Il y en a plusieurs en fait quand j'ai commencé à écrire des chansons, j'ai commencé à écrire par rapport à des choses à des artistes que j'aimais donc il y avait Jaques Brel, Brassens, surtout les grands auteurs de la chansons française,  mais il y avait aussi les gens qui déconnent parce que moi j'aime bien ça et du coup il y a des gens comme Jacques Higelin qui m'on beaucoup marqué. Après pour la poésie, la liberté et la scène  il y a eu Nougaro, voilà des gens comme ça.

Mais aussi quand j'étais petite à la maison ont écoutaient beaucoup et essentiellement de la musique latino, en fait mon père adorait ça et donc moi la première voix chanté que j'ai entendu, c'est celle d'un chanteur de tango, Carlos Gardel, ce qui n'est déjà pas commun à cette âge là ! Et sans doute c'est ça qui m'a donné cette curiosité à la base

 

: Avez-vous chanté dans d'autres pays ?

J : Alors j'ai chanté dans beaucoup d'autres pays parce ce que c'était quand je tournais seule au piano, avec les instituts français, à l'étranger. Donc j'en ai fait pas mal en Europe, un petit peu en Afrique du Nord et puis j'ai joué au Canada, les pays francophones pour le coup. Et je suis aussi aller au Japon, là c'était les japonnais qui m'avait fait venir, et je dois dire que pour moi c'était très  impréssionnant, parce que j'ai joué devant des publics qui ne comprenaient pas ce que je disait et en fait d'une certaine manière ils comprenaient tout !

 

S : On vous a vu dernièrement dans la série chef sur france 2, qu'est ce qui vous plaît dans le fait de jouer la comédie ?

: Je trouve ça super marrant parce que ce n'ai pas mon métier, ce n'est qu'une activité annexe et du coup je ne subit pas les aléas de ce métier. Et ce tournage m'a aussi beaucoup enrichie et j'ai trouvé ça très intéressant.

 

S : Un projet sur grand écran ? 

J : Alors à priori non mais voilà l'appel est lancé !

 

S : Y a-t-il des projets dont vous pouvez nous faire part ?

J : Alors je vais faire pas mal de mises en scène cette année, je vais travailler avec des garçons qui s'appellent : « Entre deux caisses. » Qui ont montés un spectacle qui s'appelle : « Sous la peau des filles » Où il ne reprennent que des chansons de femmes.

Merci à Juliette pour cette interview réalisée par Maëlla "La Licorne" et Anaël.